Vous avez probablement déjà entendu
parler du skimming,
ce procédé qui consiste à copier les
données d'une carte bancaire à l'insu de son
utilisateur pour en fabriquer une copie. L'attaquant n'a alors plus
qu'à se procurer le code de sa victime, et il peut alors
effectuer des achats en toute impunité.
Les Japonais n'utilisent que très peu la carte
bancaire pour régler leurs achats. En revanche, ils sont
exposés à un
autre problème. Depuis des années, des cartes
RFID
(sans contact, que l'on passe simplement au-dessus d'une borne) telles
que la Suica
(puce FeliCa) sont utilisées dans les transports en commun
et comme porte
monnaie électronique pour certains magasins, restaurants et
distributeurs. C'est vraiment très
pratique, il n'y a qu'à sortir sa carte (ou son portefeuille
si la carte est dedans), à la placer à moins de 5
centimètres de la borne, et bam, la transaction est
effectuée. Lorsque l'on voyage, la somme est ainsi
automatiquement prélevée à la station
d'arrivée, en fonction de celle de départ.

Ces cartes, qui ne sont pas nominatives par défaut,
peuvent
également
contenir vos abonnements à certaines lignes de train, ainsi
que
d'autres informations. Elles ont rencontré un tel
succès que les opérateurs
téléphoniques ont fini par inclure la FeliCa dans
leurs téléphones mobiles, qui
peuvent donc également être utilisés
comme porte monnaie, avec la possibilité de consulter les
dernières transaction et de recharger son crédit
via son compte mobile.
Les transactions entre la carte et le lecteur sont bien
entendu protégées autant que faire se peut...
Pour autant, le skimming existe bel et bien au Japon, sous une toute
autre forme.

Un simple appareil portable, un utilisateur un peu
négligent, et le tour est joué. Nul besoin pour
l'attaquant d'établir un contact
physique avec la carte pour la pirater, étant
donné que celle-ci fonctionne sans contact! Et la
transaction ne nécessitant aucune autre forme
d'authentification, l'utilisation des données
volées est
d'autant plus simple. Un seul moyen de se protéger : faire
taire
la carte lorsqu'elle n'est pas utile.
C'est
chose facile avec les portables qui doivent explicitement
être
activés avant d'établir un paiement. Mais dans le
cas de
la carte classique, la seule solution efficace est de sortir couvert.

Ces espèces de capotes pour RFID les
empêchent tout simplement d'émettre tant qu'elles
se trouvent à l'intérieur. On en trouve de toutes
les couleurs, de tous les genres, et si vous aimez Hello Kitty, il en
existe bien entendu un modèle! C'est moins pratique car il
faut sortir la carte de son étui à chaque utilisation,
mais tellement mignon...
Et grâce à la machine marketing, la peur
de se faire pirater son petit porte monnaie électronique est
grande ici, malgré les risques au final plutôt
anecdotiques (l'attaquant doit savoir à l'avance
où se trouve la carte et placer son appareil suffisamment
près, ce qui n'est pas des plus discrets...). Ceci dit,
à 1500Y (près de 10€) pièce pour
l'équivalent d'une feuille d'aluminium, il y a au moins
certains voleurs qui y trouvent leur compte...
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