Sortie

Un train peut en café un autre

Vu la fréquence à laquelle je m'y rend, le quartier d'Akihabara ne vous est probablement pas inconnu. Technologie, mangas, animés, c'est le quartier pour tous les geeks, quel que soit leur domaine d'obsession.

C'est notamment à Akihabara que sont regroupés les cafés à cosplay, maid-cafés, et autres lieux socialisation artificielle où se retrouvent les passionnés pour un domaine particulier.

Récemment, nous avons décidé de faire fi des apparences et sommes (avec les indispensables Camille et Lorraine ainsi que l'invitée-mystère) entrés pour la première fois dans un de ces maid cafés dont le thème était... les trains. Il y a en effet de nombreux geeks des trains ici. Physiquement, ils ne diffèrent pas vraiment du geek standard, mais leurs sacs, au lieu d'être remplis de mangas, de jeux vidéos ou de cassettes cochonnes, sont pleins à craquer de trains miniatures. Le système ferrovière japonais, quasiment irréprochable, est leur objet d'adoration : on peut ainsi les voir les jours de soleil sur les quais, avec reflex et trépied, prendre des photos des trains qui ne sont pas encore dans leur collection. En bons obsédés, il était donc normal qu'ils aient leur lieu de rencontre à Akiba. Le thème du train est poussé jusqu'à l'extrême, avec les boissons présentées sur un plan 

C'était la première fois que j'entrais dans un maid café. Je m'attendais à trouver une curiosité, un endroit plutôt touristique où l'on vient pour rigoler un coup. Il n'en est rien, et l'endroit était glauque au delà de mes pires clichés. La clientèle était composée à 100% de nerds de la pire espèce, qui bavent sur les serveuses (habillées en employées de gare, mais avec une jupe encore plus courte et un air encore plus cruche), jettent des regards en coin sur toutes les femelles présentes et se jouent un faux rôle de playboy devant ces petites minettes payées pour entretenir leurs illusions. Les photos étant interdites, vous ne pourrez hélas pas voir ce spectacle incroyable, mais j'étais tiraillé entre l'amusement, l'indignation, et la compassion devant cet étalage de misère humaine. Finalement, nous ne sommes pas restés bien longtemps, ne nous sentant pas vraiment à notre place bien que l'expérience en ait valu la peine (Camille a fait une très bonne description de cette aventure ici).

Ah, que je les ai regardés de haut, ces êtres socialement inadaptés, qui ont besoin de se regrouper dans des cafés à thème avec des nanas qui les amusent pour gagner leur croûte... Il faut vraiment être un low-life en phase terminale pour aller se compromettre dans un café à thème, c'est pas à moi que viendrait l'envie de ... de ...

Linux Cafe, Akihabara

Jawdropping!

Linux Cafe, Akihabara

Linux Cafe, Akihabara

Ah non mais là c'est de la triche! Si en plus ils ont des soubrettes déguisées en Richard Stallman, avec la panoplie complète comprenant le bide, les cheveux gras, la bouffe d'hier sur la barbe et les fringues qui puent, comment voulez-vous que je résiste? Je ne suis en fait qu'un geek refoulé... Pleure

Plus d'infos sur ces deux endroits :

Et leur emplacement :


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Izakaya Break

Encore un vidéocast tourné au dépourvu... Et encore une fois dans un endroit sombre! Cette fois-ci, ce fût lors de la visite de mon ami Antoine qui ne s'attendait probablement pas à ce que la soirée se finisse ainsi. Sticking out tongue C'est en nous balladant dans Shibuya que nous sommes passés devant l'Alcatraz, un bar à thème dont j'avais déjà vaguement entendu parler. Pensant passer une petite soirée toute simple dans un cadre un peu insolite, nous décidons d'y aller... Le reste, vous ne me croiriez pas si je vous le racontais, je n'ai donc que la vidéo pour vous prouver ma bonne foi et vous démontrer quel ami formidable je suis. :D

Comme pour l'épisode précédent, la pénombre a été fatale, au point que j'ai dû filtrer l'image pour qu'on y entrevoie quelque chose. Bonne nouvelle cependant, c'est la dernière fois que cela arrive, cette vidéo m'ayant enfin décidé à changer ma caméra pour un modèle plus performant dans la pénombre. On n'y voit donc assez difficilement, mais j'ai fait quelques arrêts sur image pour que vous ne ratiez rien des moments les plus importants... Je vous recommande néammoins la version originale qui est plus lisible, ou pour les podistes l'habituelle version Ipod.

Comme cet épisode ne vous apprendra pas grand-chose de la vie au Japon (en dehors de cette adresse absolument mythique), il est à considérer comme un hors-série.

Odaiba

Odaiba (Wikipedia) est une île artificielle construite sur la baie de Tokyo, fort visitée en raison de ses nombreuses attractions. L'arrivée en constitue déjà une en elle-même puisqu'elle s'effectue par métro aérien qui donne une fort belle vue sur l'océan et l'île qui attire déjà l'oeil par l'architecture particulière de ses bâtiments.

Odaiba Odaiba

Construite à l'origine comme une forteresse suite au traumatisme du coup de force du Commodore Perry, sa visite aurait dû être une plongée dans l'histoire du Bakumatsu et de l'ère Meiji... Las, on n'y retrouve que centres commerciaux gigantesques, décorations de plus ou moins bon goût (comme cette réplique miniature de la statue de la liberté), et attractions diverses dominées par les studios de Fuji TV, visitables et remplis de boutiques de souvenirs... :( Le Japon contemporain est plus Disney que Yoshikawa...

Odaiba Odaiba
Odaiba Fuji TV studios in Odaiba

Une petite touche naturelle est cependant apportée par la petite plage, où les couples se balladent et les enfants jouent sur du sable vraisemblablement importé.

Odaiba Odaiba

Parmis ce dédale de choses, un centre parvient malgré tout à ressortir du lot. Le Venus Fort tente autant que faire se peut de reproduire un style de rues Vénicien, et l'effet est certes dépaysant... Jusqu'au moment où l'on s'aventure à tapoter les murs pour se rendre compte qu'il s'agit de contreplaqué et non de pierre.

Odaiba Odaiba
Odaiba Odaiba
Odaiba Odaiba

Heureusement, le charme urbain revient dès que la nuit recouvre cette couche de superficialité...

Odaiba

Yokohama

Ballade à Yokohama ce week-end! Et je vous y emmène en images.

Yokohama streets

Le grondement des Kamis

Récemment, j'ai été convié à un concert de Taiko. Bien qu'étant un simple tambour, sa pratique s'est développée jusqu'à devenir un véritable art au Japon où il est présent dans toutes les manifestations populaires. Ses apparitions sont en effet autant chorégraphiques que musicales, et bien défoulantes comme vous allez le voir. Et quand ce sont des pros qui en jouent, ça devient un véritable déchaînement de percussions qui vous retourne les tripes et vous fait vibrer de tout le corps. Chose dont vous aurez malheureusement du mal à vous rendre compte sur la vidéo, d'autant plus que ma pauvre caméra a été saturée et ne rend pas vraiment justice au spectacle.

Certains de ces tambours sont posés au sol, d'autres sont portés par le joueur. Vous allez voir les deux types et la virtuosité avec laquelle on peut en jouer.

Petite gaffe amusante, mais que j'ai dû être le seul à remarquer : comme c'était la période de Noël, un père Noël sympathique s'est dirigé vers le public pour lui offrir des cadeaux... de manière pas très laïque! ;)

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