Geek

Du JTBE dans KDE

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Cela ne va sans doute pas intéresser beaucoup de monde ici, mais la version 4.5 de la compilation logicielle KDE a été rendue publique il y a quelques jours et elle inclut notamment deux nouveaux fonds d'écrans que vous reconnaîtrez peut-être :

Sakura Sky

Korean Sky

L'équipe responsable de la sélection des fonds d'écrans officiels m'a en effet fait l'honneur de sélectionner deux de mes photos, un bout de Sakura pris lors du Hanami à Takadanobaba ainsi qu'un détail du palais Gyeongbokgung de Séoul. Si vous avez mis à jour votre installation de KDE, elles sont directement accessibles dans les paramètres du bureau.

Et si vous êtes sous Mac ou Windows (ou pire, si vous êtes un affreux Gnomiste), vous pouvez toujours télécharger une version en haute résolution à partir de la page accessible en cliquant sur les images! Sticking out tongue

Message malencontreux

Une machine développant les photos, comme il en existe tant d'autres. Cependant...

What does this machine want to tell me?

Est-ce que je rêve, ou est-ce qu'elle est en train de me faire un doigt? 0_0

R.I.P Keitai

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Fin avril je me suis décidé à changer mon keitai (téléphone mobile) vieux de trois ans. J'ai craqué pour le HTC Desire, et jusqu'à présent je l'adore. Enfin un Linux/Android dans ma poche! Avec lui je peux remplacer mon Sharp Zaurus (qui me servait de dictionnaire de japonais), mon GPS pour tagger mes photos, ma caméra portable (celle du Desire est suffisamment bonne pour les photos occasionnelles), mon vieux baladeur MP3/Ogg (je t'adorais, Rio Karma! Pleure), et j'y ai gagné un vrai navigateur web, la possibilité de lire des Ebooks, et de faire encore plein d'autres choses - dont un port de Tagaini qui devrait j'espère arriver d'ici quelques mois. Mais surtout, avez-vous remarqué l'ironie de la chose? Je suis au Japon, la Mecque du téléphone portable, et j'utilise un modèle fabriqué par un constructeur Taïwanais (HTC) et tournant sous un système développé par une compagnie américaine (Google). Eh bien croyez-moi il va falloir s'y habituer, et tourner la page du Japon champion du monde de la téléphonie mobile.

Jusqu'à l'arrivée de l'iPhone il y a presque deux ans, le marché des terminaux mobiles japonais semblait plutôt atypique pour l'observateur étranger. Les téléphones japonais sont en effet distribués aux couleurs de la marque de l'opérateur téléphonique, qui adapte largement le modèle à ses besoins - le constructeur du terminal physique (Sharp, NEC, Panasonic, Sony, ...) étant au second plan. Il est ainsi commun, pour des modèles venant de constructeurs différents mais opérant sous le même opérateur, de présenter la même interface utilisateur ou du moins des variantes très proches. L'une des conséquences de cet état de fait est que chaque modèle n'est disponible que chez un opérateur particulier.

Les possibilités des keitais sont également propres au Japon. La fonction vocale n'est pas sa principale utilisation - les Japonais sont des fans de l'email mobile qui est la véritable raison d'être du portable Japonais. Ce système est différent des SMS/MMS - il utilise notamment une véritable adresse email, n'est pas limité en taille et permet l'adjonction de plein de petites saloperies (smileys animés, ...) dont les Japonais raffolent. Cette fonction est vraiment essentielle : il est impensable d'avoir une vie sociale au Japon sans keitai ni adresse mail mobile. Avec ce moyen de communication rapide et simple, le keitai est le cordon qui vous relie à vos amis, souvent distants et occupés.

Outre le mail, les keitais permettent notamment de regarder et d'enregistrer la télévision via une espèce de TNT adaptée aux terminaux mobiles ; de scanner et analyser des codes QR qui étaient et restent toujours très communs ; d'écouter de la musique ; de voir des vidéos ; de lire mangas et journaux ; de jouer à des jeux ; de passer des appels vidéos grâce à une caméra frontale ; de payer par simple contact du téléphone avec une borne ; et aussi d'accéder à l'internet via des navigateurs web plus ou moins évolués, le tout avec un écran large et confortable. Et ces spécifications sont celles des téléphones d'il y a 3 ou 4 ans, dont certains étaient gratuits pour une ouverture de contrat. Ci-dessous, mon précédent modèle (dont l'écran pouvait se pivoter) obtenu il y a plus de 3 ans :

Ce petit monde vivait dans une bulle totalement fermée, et les terminaux non-Japonais sur le réseau étaient rares. De même, rares étaient les keitais qui acceptaient de fonctionner avec une puce d'un réseau étranger (et quand bien même, la plupart des fonctions seraient inutilisables faute d'infrastructure adaptée).

Et puis en 2008, SoftBank a annoncé qu'il distribuerait l'iPhone. Les prédictions concernant son succès au Japon étaient très pessimistes. Trop gros, pas de télé, pas de porte-monnaie électronique, pas d'applications en japonais, dépaysant pour les utilisateur, ... Tout le monde pensait qu'il ferait un gros bide. Pourtant aujourd'hui l'iPhone est le téléphone le plus vendu au Japon et il est impossible de prendre le train ou de s'asseoir à un café sans voir quelqu'un en sortir un. De la même façon le HTC Desire, sorti le mois dernier, s'est écoulé sur réservation et SoftBank prend maintenant les commandes pour une livraison en... juin. J'ai pu mettre la main dessus le jour de sa sortie uniquement par un coup de chance.

Mais comment ces téléphones, qui n'ont même pas le porte-monnaie électronique ou la télé numérique peuvent-ils se vendre sur le marché japonais si particulier? Le facteur "cool" de l'iPhone joue très certainement dans l'esprit des consommateurs japonais par nature très suiveurs et conformistes, mais ce n'est pas tout. La réalité est douloureuse et va coûter très cher aux fabricants japonais : ils se sont tout simplement endormis sur ce qu'ils pensaient être leur chasse gardée et se sont fait dépasser techniquement par les constructeurs étrangers, Apple, HTC et Google en tête.

Prenez un exemple simple, la navigation par GPS. Comparez l'interface de Google Maps pour Android avec le Yahoo! Maps typiquement utilisé sur un Keitai. L'un est réactif, bouge, permet de zoomer simplement, de marquer ses endroits préférés et d'y retourner, d'avoir des informations précises sur un restaurant comprenant une vue de sa devanture en un clic, adapte la présentation visuelle à ce que fait l'utilisateur. L'autre est poussif et ressemble plutôt à une carte papier que l'on aurait numérisée. L'ouverture plus grande des plates-formes iPhone et Andoid fait également que celles-ci sont inondées par des applications tierces qu'il est facile de télécharger, souvent gratuitement. L'interface utilisateur basée sur un écran tactile est bien mieux pensée et innovante. Bref : le keitai Japonais, qui était il y a 3 ans encore à l'avant-garde, est désormais obsolète en raison de l'incapacité des constructeurs Japonais à innover et à s'adapter aux évolutions du marché.

Cette incapacité s'illustre bien par la maladresse de SoftBank à répondre aux besoins les plus élémentaires de ses utilisateurs sur ces nouvelles plate-formes qui prennent de plus en plus de marché. Ainsi, le vital email mobile a mis plusieurs mois à arriver sur l'iPhone. Et ceux qui comme moi ce sont rués sur le Desire doivent pour le moment apprendre à s'en passer! 0_0 Oui, en attendant que les ingénieurs de SoftBank ne veuillent bien développer l'application adéquate, je suis obligé de mettre de temps en temps ma puce dans mon ancien keitai afin de vérifier si j'ai reçu des messages, alors qu'un tel développement ne prendrait que quelques semaines pour un mauvais stagiaire. Mais comme à chaque fois qu'il se retrouve devant une situation nouvelle, le Japonais bugge, se cogne plusieurs fois dans le mur, s'aplatit en excuses diverses et variées avant de faire n'importe quoi jusqu'à ce que le hasard finisse par le mettre sur la bonne voie. :doh:

Finalement les constructeurs nippons semblent commencer à s'apercevoir que ça sent le sapin pour eux et tentent tant bien que mal de réagir en développant une plate-forme commune. Et ça c'est le n'importe quoi dont je vous ai parlé plus haut - quelle chance pourrait bien avoir cette plate-forme destinée uniquement au marché japonais alors que celui-ci comprend déjà iPhone, Android et Windows Mobile qui sont trois solutions supportées par des multinationales, compatibles partout dans le monde et (plus ou moins) ouvertes? N'ont-ils pas compris que c'est justement ce qui fait que le keitai se fait bouffer?

Du coup je prévois un avenir très sombre aux fabricants de mobiles japonais. Vu les gros consommateurs de données que sont ces nouveaux terminaux, les opérateurs téléphoniques deviendront probablement de simples fournisseurs d'accès à internet mobile, fonctionnant uniquement au forfait (c'est d'ailleurs déjà virtuellement le cas), sans se soucier de mettre leurs pattes dans la partie hardware. Quand aux fabricants de matériel, ils se mettront à Android en y incorporant les éléments spécifiques des terminaux nippons (télé et porte-monnaie)... ou en disparaîtront.

Hina, le robot qui fait le café

Une vidéo qui se passe de commentaire. C'est juste très fort et très kawaii:

Le site du créateur: http://clockwork.shikisokuzekuu.net/

Au paradis du geek

Au risque de passer pour un gros geek (il faut s'assumer, me diront certains), je dois faire une confidence : j'ai toujours détesté acheter des fringues. Je n'ai jamais été intéressé par la mode, au grand dam des petites Japonaises qui s'imaginent que je dois forcément être oshare, puisque je suis Français. Tant pis pour les idées reçues sur la France.

Heureusement, au Japon s'habiller est moins coûteux et moins chiant qu'en France. Bien entendu, il y aura toujours les boutiques de luxe et le Shibuya 109 pour les J-pouffes fortunées, mais il existe aussi d'autres solutions rapides et moins coûteuses pour Gaijin fauché. Là les connaisseurs du Japon savent déjà que je vais parler d'Uniqlo.

À moins de chercher dans le quartier de la Défense à Paris, vous n'avez probablement pas vu cette chaîne de magasins qui a pignon sur rue au Japon. La formule est simple et peut se résumer par un achat que j'y ai effectué récemment, devant me rendre à un évènement "officiel" exigeant un costume :

  • Pantalon : 1,990Y
  • Veste : 4,990Y
  • Chemise : 1,990Y
  • Cravate : 790Y
  • Mouchoir (pour faire classe dans la poche de la chemise Sticking out tongue) : 290Y

Soit au total, 10,000Y (ou 75€) pour un costume complet, et pas moche du tout avec ça. On y trouve par ailleurs des jeans très classes et très bon marché, et tout le nécessaire pour s'habiller tous les jours.

Mais mon instance préférée d'Uniqlo, c'est ce petit magasin appelé Uniqlo UT qui se trouve à Harajuku, où l'on trouve tout ce qu'il faut pour habiller un geek. À savoir, des t-shirts geeks.

Uniqlo UT - cool T-shits sold into cans!

Le magasin ne ressemble vraiment pas à une boutique de vêtements. Déjà, il se limite à la vente de créations exclusives, reprenant souvent des thèmes liés aux animés ou aux jeux vidéos. Ensuite, en dehors des échantillons permettant de comparer motifs et tailles, les t-shirts sont enfermés dans des espèces de capsules en plastique à prix unique : 1,500Y, soit approximativement 10€.

Et pour ce prix-là, vous trouverez des Pacman brodés, des Megaman, des Astro et autres Ashita no Joe, mais aussi des t-shirts reprenant les couleurs d'animés ou de jeux plus récents.

Uniqlo UT - cool T-shits sold into cans!

Les modèles roulent très vite et sont souvent remplacés, mais l'explorateur du site de la boutique permet de voir les nouveaux arrivages. Une bonne visite en tout cas pour ceux qui sont de passage dans le coin, dont on ne repart pas les mains vides!

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