Fac

Remise des diplômes à Waseda

De retour sur le terrain de la culture japonaise, grâce à une idée de Camille qui m'a poussé à aller voir d'un peu plus près la vie estudiantine.

Free as air

Le vidéocast de cette fois-ci a en effet pour sujet un évènement assez unique : le sotsugyoushiki (卒業式) ou cérémonie de remise des diplômes d'une université japonaise. Rien de vraiment unique à première vue? Recevoir son diplôme au Japon est synonyme de grande fête, où les filles revêtent le hakama et les garçons leur plus beau costume. Mais ce qui rend cette expérience unique, c'est de l'avoir vue faire à l'université Waseda.

Rentrée scolaire et recrutement des clubs

Je me dois de m'excuser, car j'ai pris pas mal de retard sur le blog. Une pile énorme de vidéos à monter et de textes à écrire, vous n'allez pas vous ennuyer dans les prochains jours. Aujourd'hui, je décharge un peu la liste avec la rentrée scolaire qui a eu lieu il y a deux semaines. Les Japonais aiment l'école, et encore plus l'université. Ce n'est pas que les cours soient plus intéressants qu'ailleurs, d'autant plus qu'ici l'apprentissage se base essentiellement sur des quantités phénoménales de choses à retenir. C'est surtout que l'école et l'université offrent une vie sociale des plus trépidantes.

Car en dehors des heures de cours, qui ne sont pas si conséquentes à ce qu'on m'a dit, il y a les clubs. Vous me direz qu'on a aussi des clubs universitaires en France, mais leur poids et l'implication des étudiants ne sont pas du tout les mêmes. Ici, chaque étudiant fait partie d'un ou plusieurs clubs, et l'investissement est quasi-quotidien.

Waseda clubs are hiring! Waseda clubs are hiring!

Il existe donc des dizaines de clubs différents à l'échelle d'une grande université comme Waseda. Les classiques sports, musique, mais également mécanique, aviation, cinéma, ... À la rentrée, on se rend compte de leur importance. Voici une petite vidéo non coupée et non éditée d'une ballade sur le campus Nishi-Waseda lors de la semaine de rentrée. Vous pouvez voir tous les stands des différents clubs qui essaient d'attirer les candidats. Avec quelques originalités si vous avez l'œil...

Bientôt, vous découvrirez aussi comment les clubs font sortir leurs membres de l'université une fois le diplôme obtenu, et je vous garantis que c'est pas triste... :)

De la bonne manière d'évaluer son niveau de japonais

Et voilà, mon cours de japonais (niveau 1) est terminé. Près de 4 mois à raison de 4 heures par jour en moyenne, du lundi au vendredi, plus une quantité considérable de travail à faire par nous-mêmes. Alors c'est sûr que ce n'est pas avec ça que je vais conquérir le Japon, mais ça me donne les munitions nécessaires pour forger ma propre compréhension de la langue.

Car mine de rien, si l'on considère de manière quantitative le travail effectué, cela fait plus de 160 kanjis, un vocabulaire riche de plus de 1200 mots (d'après mon dico), et une bonne partie de la grammaire de base qui me permet, armé de l'indispensable Rikaichan, de lire pas mal de pages web écrites en japonais. Le niveau requis pour passer le JLPT (validation des connaissances en japonais) niveau 4 étant d'environ 730 mots de japonais pour 100 kanjis, je compte affronter le niveau 3 (1500 mots, 284 kanjis) pour la fin de l'année, voire pourquoi pas tenter le 2 (6000 mots, 739 kanjis)! Car une fois que quelques bases dans une langue sont acquises, les progrès deviennent plus rapides étant donné que l'on peut mémoriser les nouveaux éléments sur la base des anciens. C'est d'autant plus vrai pour les kanjis, puisque la plupart d'entre eux sont construits par combinaison d'autres kanjis plus simple.

J'estime donc ma connaissance du japonais à environ 10%. C'est une mesure crédible quand on prend en compte le nombre de kanjis que je connais (sachant qu'il faut en connaître environ 2000 pour lire le journal), mais elle est encore plus crédible si l'on se réfère à mon propre étalonage : mon dictionnaire électronique référence en effet 30 mots différents pour dire pénis, et j'en connais déjà 3 parmis ceux-là.

Recherche de "penis" sur Kangoroo

30 mots différents pour dire pénis? Eh oui, la prolifération du vocabulaire pour référencer un seul et même concept dépend de sa fréquence d'utilisation dans la vie quotidienne. Les Inuits ont également de nombreux mots différents pour désigner la neige. Et pourtant, il semble que les Japonaises trouvent à y redire. S'agit-il alors d'un syndrôme Mc Kain?

Mais revenons à un sujet pour lequel il reste encore de l'espoir, mes capacités en japonais. Si la quantité d'information qu'on nous a fait ingurgiter est impressionnante selon moi, son utilisation dans la vie quotidienne n'est pas encore évidente. En effet, la grammaire n'est pas encore cablée dans le cerveau, le lookup du vocabulaire cause de nombreux défauts de cache et la reconnaissance des caractères laisse encore à désirer. Le truc le plus décevant c'est qu'après presque 4 mois à lire hiraganas et katakanas quotidiennement, je ne sois pas encore capable de les déchiffrer à vitesse raisonnable. En conversation, il m'est encore très pénible de suivre, et ne parlons même pas de formuler des phrases correctes en temps réel. Résultat : c'est un bon pas, mais ce n'est que le premier... j'espère juste que les suivants seront plus valorisants. En attendant, il va falloir ganbatter à fond.

Quand même, la classe (日本語1ーA ou nihongo 1-A si vous préférez) était vraiment sympa, ça restera un très bon souvenir d'ici. Les enseignants étaient tout bonnement parfaits, je pouvais dire toutes les conneries que je voulais et on m'apprenait à les dire correctement en japonais. On s'est mis d'accord pour continuer à suivre les cours en niveau 3 à la rentrée d'octobre, même si on ne sera probablement pas tous dans la même classe, et pour se taper Fuji (le mont, hein) mardi prochain. J'espère que le temps sera au rendez-vous.

SDF de fac

En entrant dans la salle informatique de Waseda le matin, il est courant de voir 40 à 50% des étudiants qui occupent un poste en train de dormir sur leur chaise. À cette heure-ci, ce n'est pas très grave vu qu'il y a toujours des postes de libres, et c'est vrai que c'est l'endroit le plus calme (et surtout le seul accessible avant 8h!). Il n'y a pas mort d'homme mais ça surprend un peu quand même. Ce matin j'ai été encore plus surpris que d'habitude en me dirigeant vers un poste apparamment libre :

Improvised bed in Waseda's computer room

La photo est floue et je m'en excuse, mais je n'avais pas envie d'utiliser le flash de peur de réveiller ce brave gaillard qui s'était improvisé un futon sous la table. Le sac en guise d'oreiller, les chaussures sur le côté, le portable en guise de réveil, et un accès au net permanent... Mais pourquoi je m'embête à payer un loyer?

Journée type

Eh ben, je vous ai un peu laissé de côté cette semaine en raison d'un emploi du temps très chargé. J'ai néanmoins profité du beau temps mardi dernier pour prendre quelques photos du trajet depuis ma chambre jusqu'au campus de Nishi-Waseda, où je prend mes cours de japonais, puis jusqu'à Okubo où se trouve le labo. Vous pouvez soit visualiser l'album complet sur Flickr, soit voir ces photos placées sur une carte Google grâce au génial loc.alize.us. Et ici, voici quelques une de ces photos avec des explications en plus.

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