Toutes mes excuses pour le peu de mises à jour en
ce moment.
C'est que je suis occupé entre autres par la
préparation
du matsuri de Omiya (déjà 1 an!), le boulot, et
diverses
autres affaires dont mon petit projet code qui commence à
prendre forme et dont vous entendrez probablement bientôt
parler.
Mais malgré tout ça je sors quand même
un peu.
Et ça serait dommage de ne pas le faire! Nous
sommes en plein
été et c'est donc la période des
matsuris et des
hanabis (littéralement "fleurs de feu"). Plein de feux
d'artifices à voir un peu partout, à des dates
différentes, de quoi occuper toutes ces soirées
de
week-end et passer des heures dans les trains bondés avant
de traverser des rues bondées et s'asseoir sur un sol
bondé pour observer le spectacle.
Un feu d'artifice au Japon, c'est un peu comme on pourrait le
raconter dans une histoire drôle : toutes les 10 secondes une
fusée part, explose, et tout le monde fait "ooooh" en
même
temps. Cette séance d'extase synchronisée dure
environ
une heure, avant un très joli final. J'ai assisté
à celui de Yokohama qui s'est
révélé fort
sympathique et bon enfant, et pris quelques secondes de
vidéos pour vous rapporter l'ambiance façon 14
juillet au ralenti.
Vous le voyez, les Japonais sont bien entendu nombreux au
rendez-vous, les rues coupées à
la circulation sont bondées de monde, la bière
est bien entendu de sortie et ô miracle! Les filles laissent
pour l'occasion tomber leur salopette Petit Bateau pour un Yukata
qui leur rend quand même bien plus justice.
Les Japonais assistent aux Hanabis pour soi-disant se
détendre, mais il n'en reste pas moins qu'y arriver, et
surtout en repartir, est un vrai sport!
Sincères
excuses pour le titre stupide... La suite est sérieuse!
L'image d'illustration ne le montre pas vraiment, mais Yokohama
est une ville pleine de vie. Et d'histoire, en particulier d'histoire
avec l'occident. C'est en effet avec la fin du Bakufu
et la réouverture du Japon que l'histoire de la ville
commence vraiment. L'année 1858 et la signature du
traité de commerce américano-nippon ont mis fin
à 300 ans de fermeture quasi-totale du Japon sur
l'extérieur, déclenchée par une
volonté un peu trop affichée des occidentaux et
de leurs missionnaires à vouloir transformer l'archipel en
colonie. Pendant 300 ans, le Japon vivait replié
sur lui-même.
La réouverture fût difficile et
causa une guerre civile qui déchira le pays. Pis,
celui-ci devait se rendre à l'évidence : le repli
l'avait peut-être sauvé d'une
éventuelle colonisation, mais il l'avait
également condamné à rester sous un
modèle de société féodale,
alors que toutes les grandes nations
mondiales étaient déjà
industrialisées et disposaient d'armées
puissantes et modernes. Il fallait vite rattraper ce retard.
Le Japon de l'ère
Meiji multiplia alors les échanges culturels avec
l'extérieur, et particulièrement avec les pays
occidentaux dont il voulait acquérir le modèle
industriel et militaire. Des étudiants Japonais furent
envoyés dans le monde occidental, et de nombreux occidentaux
furent invités au Japon - chose qui était
impensable à peine quelques années auparavant,
tout étranger pénétrant dans le pays
étant alors puni de mort immédiate!
Yokohama, en tant de grand port et grande ville,
reçut nombre de ses hôtes venus de très
loin. Certains finirent par s'installer au Japon et, par la force des
choses, y trépassèrent. Il fallait donc un lieu
de sépulture pour ces morts qui étaient
pour la plupart chrétiens.
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