Omiya

Bonne année 2011

Bonjour à tous! Cela faisait longtemps.

Et comme ça faisait longtemps, commençons par les voeux que j'ai en retard : un joyeux Noël, si vous ne fêtez pas Noël un joyeux Hanukkah, ou un bon Muharram si ces deux premières fêtes heurtent votre sensibilité, un happy Bodhi ou un heureux Yalda si vous ne vous y retrouvez toujours pas, et si vous n'êtes toujours pas contents après tout ça, un joyeux allez-vous-faire-foutre.

Je n'oublie bien entendu pas non plus de vous souhaiter le nouvel an à la Japonaise avec une bonne vieille Nengajou, alors comme nous venons d'entrer dans l'année du lapin, permettez-moi de vous souhaiter une bonne année mes p'tits lapins.

Voilà! Ça, c'est fait.

Donc oui, cela faisait longtemps qu'il n'y avait pas eu de post. Je suis en train d'essayer de changer de boulot, cela prend du temps, de l'énergie et amène beaucoup de frustrations (le dessin de la carte illustre d'ailleurs assez bien ma pensée concernant les conditions d'emploi des étrangers au Japon), donc pas beaucoup de temps ni de motivation pour blogger. Au passage, si vous connaissez une boîte sur Tokyo qui recherche un développeur système/kernel hacker, n'hésitez pas à faire suivre.

En tout cas les sujets en retard de novembre/décembre ne vont pas tarder à arriver. Rien de bien excitant, mais j'espère me remettre à écrire un peu plus, car au final cela commence à me manquer. Selon mon devenir professionnel j'aurais plus ou moins de choses à écrire (et j'espère que ma carrière prendra un tournant qui fera que je n'aurais plus le temps d'écrire autre chose que du code), mais ce qui est sûr c'est que les choses vont changer.

Et pour se donner la motivation de faire ce pas en avant, quoi de mieux que la nouvelle année et ses préparatifs! C'était justement Tookamachi le mois dernier, le marché durant lequel les habitants d'Omiya viennent acheter leurs fournitures du nouvel an. L'occasion de se plonger dans une ambiance de Matsuri et d'apprécier ...

Tookamachi 2010
... les Ojii-san qui coupent le poulet plus vite que leur ombre...

Tookamachi 2010
... les vendeurs de Kumade, ces décorations en formes de rateaux sensées racler la chance ...

Tookamachi 2010
... les maneki neko qu'ils sont trop kawaii ...

Tookamachi 2010
... les riches qui viennent acheter une décoration du nouvel an plus grande qu'eux sous les applaudissements des vendeurs (compter pas loin de 1000€ pour certaines) ...

Tookamachi 2010
... le temple Hikawa, magnifique de nuit.

Et pour bien marquer ma résolution d'aller acheter une couronne à 10 mans l'année prochaine tellement je serai pété de thunes, je me suis pris un maneki neko adapté à mes ambitions. Certes il est modeste, mais je crois dur comme fer que la présence de domo-kun à l'arrière va décupler son pouvoir.

Tookamachi 2010

C'est écrit dessus : c'est un talisman qui est sensé attirer les bonnes grâces du dieu de l'argent. Oui oui, le dieu de l'argent, ça existe au Japon et c'est d'ailleurs ça que j'aime dans le Shinto : pas de trucs hypocrites genre "...mais que ta volonté soit faite" ou "...et soulage les malheurs des pauvres", le Shinto c'est une religion très pragmatique où l'on peut demander directement : "files-moi juste des brouzoufs!" Et finalement, le culte de l'argent étant le plus répandu y compris dans les religions monothéïstes et soit-disant altruistes, je tiens mon petit chat sur son rateau comme étant la divinité la moins faux-cul de toutes les mythologies religieuses. Et en plus elle est de loin la plus mignonne.

Matsuri

Omiya Matsuri 2010

Omiya Matsuri 2010

Omiya Matsuri 2010

Omiya Matsuri 2010

Omiya Matsuri 2010

Omiya Matsuri 2010

Omiya Matsuri 2010

Omiya Matsuri 2010

Omiya Matsuri 2010

Omiya Matsuri 2010

Omiya Matsuri 2010

Omiya Matsuri 2010

J'aurai dû poster ces quelques photos (prises à l'arrache) depuis longtemps déjà vu que cela fait deux semaines que le Matsuri est terminé. Mais pas mal d'autres choses m'ont occupé (et m'occupent encore) et elles arrivent donc avec un petit peu de retard. Le premier qui râle sera donné en pâture au shishi que l'on voit danser ci-dessous et dont j'ai trouvé la prestation très vivante.

Un truc qui n'arrive pas quand on est habillé normalement

Si vous êtes un fan hardcode de ce blog (ce que je n'exigerai pas, surtout vu la fréquence des posts ces temps-ci...) vous devez savoir qu'il y a une constante qui revient tous les ans à cette période de l'année.

Soiya! Oui, c'est le Matsuri à Omiya , et pour la quatrième année consécutive j'ai la chance d'y participer. La première journée vient de s'achever et après avoir porté le mikoshi (une tonne le bestiau!) pendant quelques heures, tout le monde rentre se reposer en préparation de la journée de demain, où les muscles seront encore une fois mis à rude épreuve.

Donc je rentrais chez moi, plein de sueur, toujours avec les habits de Matsuri, c'est-à-dire avec pour seul vêtement sur les hanches une espèce de cache-misère roulé en ficelle me rentrant dans le cul qui m'a valu quelques regards écarquillés dans le train (il y a juste une grand-mère qui m'a adressé la parole l'air de vouloir me consoler pour me dire que j'étais kakkoi. Vous voyez où j'en suis, je suscite la pitié des vieux), quand je me suis dit, tiens je vais aller me prendre un truc à boire au combini, n'ayons pas honte, de toute façon je suis plus à ça près, et puis ça fait 4 ans que je fais ça, les flics m'auraient déjà arrêté s'il y avait atteinte à la pudeur.

Omiya Matsuri 2010
Eh, onee-san! Il y a au moins deux trucs bizarre dans cette scène: on est au Japon et un homme qui te tient la porte, et il y a un gaijin en fundoshi devant toi, alors tu pourrais au moins arrêter de parler dans ton téléphone et dire merci!

Arrivé à la caisse, je me rappelle que j'avais reçu un bento avant de quitter la fête et qu'il serait bon de le réchauffer avant de la manger chez moi. Problème, je n'ai pas de micro-ondes. Les combinis en ont tous deux ou trois derrière les caisses et qui servent à réchauffer les plats achetés par les clients, mais bien entendu il est interdit de le faire pour des choses qui n'ont pas été achétées dans le magasin. Vous le savez, au Japon la règle c'est la règle, il n'y a pas d'exceptions, pas de copinage, tout ce qui est codifié est à respecter à la lettre même si cela aboutit à des conséquences stupides voire dangereuses. Mais bon, refroidit (c'est le cas de le dire) par la perspective de manger du riz pas chaud j'ai quand même tenté ma chance. Le gars de la caisse, assez jeune, voit donc débouler un gaijin puant en fundoshi avec un regard de chien battu. Chances de susciter la sympathie: 0%. S'ensuit alors le dialogue suivant :

- Euh excusez-moi, je sais que ça ne se fait pas normalement, mais au passage ça vous dérangerait de réchauffer mon bento?
- Pas de problème, on est voisins après tout.

Eh? 0_0 C'est là que je me suis rappelé la veste que j'avais sur le dos, aux couleurs du quartier dont j'ai porté le Mikoshi, situé non loin de là. En plus d'avoir remarqué que nous habitions le même coin, sans doute le caissier a-t-il été ému de mon adoption des coutumes japonaises jusque dans la raie du cul, et sentant (au sens propre) que j'en avais bavé pour permettre à ses divinités de prendre l'air il a bravé la sacro-sainte règle pour me permettre de manger comme un être humain.

Voilà un truc auquel je ne m'attendais pas, être ému dans un combini! Clairement cela ne se serait pas produit si j'avais été en jeans. Merci onii-san!

Matsuri, jour 3

Matsuri towel

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Omiya Matsuri 2009

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Omiya Matsuri 2009

Et voilà, un troisième matsuri de passé. Cette année le compte-rendu aura été plutôt court, vu que j'ai déjà posté moultes photos et vidéos lors de mes précédentes expériences. J'ai donc décidé cette fois d'apprécier l'évènement à fond sans trop me soucier de ce qu'il fallait photographier ou filmer.

Je me rappelle de mon premier matsuri. C'était à ce moment-là que j'avais eu pour la première fois l'impression d'être autre chose qu'un corps étranger, qu'une anomalie dans ce pays. Deux ans plus tard, je retrouve avec plaisir les mêmes personnes avec qui j'ai désormais sympathisé et suis en mesure de discuter presque normalement. On rigole, on boit, on déconne - tout le monde semble m'avoir grâcié de l'étiquette "gaijin", et j'ai désormais le sentiment d'être citoyen d'Omiya à part entière. Par rapport à mon désir de rencontrer les Japonais et de vivre le Japon de l'intérieur, c'est une grande victoire.

Au prix de beaucoup de sueur, comme le montre la dernière photo. :D

Matsuri, jour 2

Cocoon, Saitama Shintoshin

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Omiya Matsuri 2009=

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À chaque fois que l'on rentre dans ce centre commercial, je me demande comment ça va finir... Zinzin Eh les gars, on se fait le magasin de porcelaine la prochaine fois? :D

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