Joyama

Grimpette à Joyama

dans

Weee, encore une sortie grimpe la semaine dernière! Nous sommes partis à Joyama (préfecture d'Izu), qui offre une bonne centaine de voies pratiquables, du très simple au très dur.

La plupart des voies sont situées en l'intérieur de la montagne, et il faut donc soit grimper jusqu'en haut en muti-pitch, soit randonner dans la brousse pour y parvenir. Mais heureusement, des voies très sympas du 5.8 au 5.12 sont déjà pratiquables sur le mur sud, accessible facilement et toujours sec car ensoleillé.

Landscape in Ohito Joyama
At the bottom of Joyama Excited to climb!

Il faut tout de même 20 minutes de marche dans la forêt pour arriver aux voies, et la forêt japonaise, c'est pas la forêt française! On y rencontre des tas des bestioles toutes droit sorties d'un Final Fantasy : insectes qui sautivolent (comprendre sautillent et volent en agitant les mandibules dans votre direction), araignées grosses comme une pêche qui font leur toile en travers du chemin (meilleur moyen de capturer un touriste), crabes (?!?), abeilles énormes (et selon mon ami potentiellement mortelles).

Path to the climbable area Forest crab?

Les survivants à cette mini-jungle arriveront au mur sud, et auront le plaisir de grimper la roche sous le soleil. On nous a dit que Joyama était excellente pour travailler les pieds - et ça s'est avéré exact. La plupart des prises sont en fait des creux dans la roche, il n'y a donc pas vraiment de relief pour poser ses pieds. On enfonce le gros orteil autant qu'on peut, on pousse sur la jambe et on espère que ça tient. C'est bien la première fois que mes jambes souffrent plus que mes bras après une séance.

Joyama south face

Les voies se sont avérées plus difficiles (ou moi plus nul) que je ne le pensais. :( Heureusement, il y en a pour tous les niveaux et n'importe qui peut donc s'amuser ici pourvu qu'il passe du 5.9 en salle. Là encore, je n'ai pas beaucoup d'expérience dehors mais j'ai trouvé la roche assez atypique, tous mes repères sont tombés...

Et tout ça pour quoi? Pour le rush lorsqu'on manque de tomber alors que la dernière dégaine est 3 mètres en dessous, et pour le plaisir d'admirer le paysage que l'on a gagné à la force des bras.

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