Harajuku

Yukinko Akira, le peintre rythmique

Ah, je vous ai encore laissé longtemps, que voulez-vous ce sont les aléas de la Vraie Vie ©! Pour me faire pardonner j'ai décidé de repiocher dans mes vidéos de l'année dernière, et dans le plus pur esprit de ce blog, de vous présenter un artiste tout droit sorti de la 4ème dimension. Certains peintres s'inpirent des femmes ou de la nature pour réaliser leurs œuvres,mais pas Akira Yukinko : sa muse, c'est le rythme. Il s'est produit dans beaucoup d'endroits, notamment à Paris, et c'est au parc Yoyogi que nous l'avons vu exercer. Pas de chance pour lui, le sort s'est acharné ce jour-là et nous avons eu droit à un peu plus de spectacle que prévu. Sticking out tongue Pour ceux qui n'aiment pas le flash, voici une version de bonne qualité en MP4.

Alors en voyant ça, vous pourriez penser : encore un marginal qui vient tuer ses dimanche après-midis à amuser les touristes. Pas du tout. Yukinko est un artiste qui semble bel et bien vivre de son travail, du moins c'est ce qu'il en ressort quand on voit son site de vente en ligne et les nombreuses vidéos sur les endroits où il s'est produit. C'est sur ces dernières que l'on se rend compte de ce qu'il est vraiment capable de faire quand son magnéto ne le lâche pas. ;)

Mais plus que la peinture en elle-même, c'est le personnage qui me fascine. Le Japon est ainsi ; alors que l'on se désespère de ces veaux de consommation sans initiative ni responsabilité que sont les Japonais contemporains, on tombe subitement sur des personnes inspirées qui ont une vraie passion et la vivent jusqu'au bout. Ces fameux "clous qui dépassent" salvateurs. C'est ce que je garderais de Yukinko Akira.

Ainsi bien entendu que la "toile" qu'il a eu la gentillesse de me donner. Hum. En voyant les prix qu'il affiche sur son site, je me dis que je devrais peut-être la mettre précieusement de côté et espérer qu'il se fasse foudroyer en pleine gloire artistique afin de la revendre très cher sur Ebay! :D

PS Mavie:
<mavie>
Ça faisait longtemps qu'il n'y avait pas eu de vidéo ici, et pour cause, j'en avais marre de l'outil que j'utilisais (l'affreux iMovie pour ne pas le nommer), de sa lenteur, de sa lourdeur, et du fait que pour pouvoir démarrer cette pourriture propriétaire il me faille rebooter sous cette autre pourriture propriétaire qu'est Mac OSX. Du coup j'avais quelque peu perdu le goût de passer des heures à monter des vidéos avec une interface pas pratique pour finalement tout perdre parce que ce con de soft ne sait pas écrire son propre format de fichier à moins que je ne dépense 100 boules dans une mise à jour. Blasé

Mais le salut est arrivé avec Kdenlive, un logiciel de montage libre sous Linux (et ironiquement, Mac) qui est désormais suffisamment utilisable pour avantageusement remplacer l'horreur à la pomme. Je l'ai essayé sur cette vidéo, et le résultat étant convainquant vous pouvez vous attendre à ce qu'il en ait d'autres sous peu. Kdenlive est encore en développement mais c'est déjà un logiciel formidablement abouti pour un produit libre et qui fera sans doute beaucoup parler de lui à l'avenir. Je tenais à remercier ses développeurs (donc certains sont francophones) pour leur travail, qui va dorénavant m'être très utile. Fin de la parenthèse.
</mavie>

Au paradis du geek

Au risque de passer pour un gros geek (il faut s'assumer, me diront certains), je dois faire une confidence : j'ai toujours détesté acheter des fringues. Je n'ai jamais été intéressé par la mode, au grand dam des petites Japonaises qui s'imaginent que je dois forcément être oshare, puisque je suis Français. Tant pis pour les idées reçues sur la France.

Heureusement, au Japon s'habiller est moins coûteux et moins chiant qu'en France. Bien entendu, il y aura toujours les boutiques de luxe et le Shibuya 109 pour les J-pouffes fortunées, mais il existe aussi d'autres solutions rapides et moins coûteuses pour Gaijin fauché. Là les connaisseurs du Japon savent déjà que je vais parler d'Uniqlo.

À moins de chercher dans le quartier de la Défense à Paris, vous n'avez probablement pas vu cette chaîne de magasins qui a pignon sur rue au Japon. La formule est simple et peut se résumer par un achat que j'y ai effectué récemment, devant me rendre à un évènement "officiel" exigeant un costume :

  • Pantalon : 1,990Y
  • Veste : 4,990Y
  • Chemise : 1,990Y
  • Cravate : 790Y
  • Mouchoir (pour faire classe dans la poche de la chemise Sticking out tongue) : 290Y

Soit au total, 10,000Y (ou 75€) pour un costume complet, et pas moche du tout avec ça. On y trouve par ailleurs des jeans très classes et très bon marché, et tout le nécessaire pour s'habiller tous les jours.

Mais mon instance préférée d'Uniqlo, c'est ce petit magasin appelé Uniqlo UT qui se trouve à Harajuku, où l'on trouve tout ce qu'il faut pour habiller un geek. À savoir, des t-shirts geeks.

Uniqlo UT - cool T-shits sold into cans!

Le magasin ne ressemble vraiment pas à une boutique de vêtements. Déjà, il se limite à la vente de créations exclusives, reprenant souvent des thèmes liés aux animés ou aux jeux vidéos. Ensuite, en dehors des échantillons permettant de comparer motifs et tailles, les t-shirts sont enfermés dans des espèces de capsules en plastique à prix unique : 1,500Y, soit approximativement 10€.

Et pour ce prix-là, vous trouverez des Pacman brodés, des Megaman, des Astro et autres Ashita no Joe, mais aussi des t-shirts reprenant les couleurs d'animés ou de jeux plus récents.

Uniqlo UT - cool T-shits sold into cans!

Les modèles roulent très vite et sont souvent remplacés, mais l'explorateur du site de la boutique permet de voir les nouveaux arrivages. Une bonne visite en tout cas pour ceux qui sont de passage dans le coin, dont on ne repart pas les mains vides!

Baggy Dog

Cela fait bien longtemps! J'ai eu la chance d'avoir de la visite cette semaine, et étais donc bien trop occupé à m'amuser pour avoir le temps de bloguer. La bonne nouvelle en revanche, c'est que cette semaine d'excursions en tous genre m'a permis de faire le plein de trucs insolites, bizarres et louches, voire parfois carrément suspects (dont certains que j'hésite vraiment à vous montrer 0_0).

On va commencer par le plus facile, à savoir Harajuku. Mais si, vous savez, ce lieu où l'on trouve le Meiji Jingu, le parc Yoyogi avec ses danseurs de Rockabilly et autres artistes de talent, et le fameux pont où s'exposent gothic lolitas et cosplayers de bon goût. Mais Harajuku, c'est aussi un centre de la mode et beaucoup de magasins pour fashion victims - d'ailleurs rien que le nom du quartier vous donne une idée très claire de comment y sont portées les mini-jupes. Et ici, même les animaux sont soumis aux dures lois de la mode...

Il est bien connu que les Japonais ont pour coutume de couvrir leurs chiens d'un manteau au moment de les sortir. Histoire qu'ils ne prennent pas froid, sans aucun doute - on peut discuter de l'utilité d'une telle initiative, mais elle a le mérite de partir d'un bon sentiment. Que dire alors de ça!

Dog with pants in Harajuku

Entre son jean a bretelles et sa laisse ridicule, comment peut-on faire subir ça à une bête? Ou alors, c'est fait exprès pour qu'on ne lui pique pas son chien pendant qu'elle fait ses courses...

Le championnat du monde du lancer de pièce de 5 yens

Mais, mais! T'as passé le réveillon à Shibuya, comment tu as aussi pu aller au Meiji Jingu? Simple : une fois n'est pas coutume, j'ai été malin. ;)

Énormément de Japonais viennent faire la queue au Meiji Jingu pour le nouvel an. Entre deux et trois millions sur les trois premiers jours de l'année. Et nombreux sont ceux qui veulent être les premiers à prier pour les douze coups de minuit. Pourtant, comme vous pouvez le voir sur la photo ci-dessous, il suffit de venir le 31 décembre à 20h pour ne voir... personne. 0_0

New Year's Eve 2009

Ayant déjà fait la queue toute la nuit l'année dernière au temple Hikawa, j'ai pensé à juste titre que les kamis ne m'en voudraient pas trop si je venais leur présenter mes respects un peu à l'avance cette année... J'ai à juste titre pensé que Shibuya serait plus amusant. Cependant on devine bien qu'il y a anguille sous roche, les policiers étant présents en nombre et bien occupés malgré l'absence de monde.

New Year's Eve 2009

Mais alors, les Japonais ont-ils boudé leur Meiji-Jingu sacré cette année? Se sont-ils tous convertis au monothéïsme dur? Ont-ils préféré manger la dinde en famille? Eh non, c'est juste qu'ils ne veulent pas arriver avant minuit et c'est aux alentours de 22h30 que la foule a vraiment commencé à s'amasser.

New Year's Eve 2009

New Year's Eve 2009

Ouf, comme tous les ans donc, le Meiji-Jingu fût bondé avec jusqu'à 5 heures de queue (quand je vous dis qu'ils adorent ça!), la foule humaine regardait les émissions du nouvel an sur leur keitai, en disant "samui!", bref, la tradition japonaise n'a pas été bafouée. Et le temple a gagné environ 3 millions x 5 yens = 15.000.000 Yens encore cette année! La crise? Quelle crise?

Le mur des espoirs

En cette période de Tanabata, nombreux sont ceux qui sont venus exprimer leurs voeux au Meiji Jingu... Et avec le début d'été, les plaquettes en bois prennent un air particulièrement cosmopolite.

Meiji Jingu wall of hopes

Meiji Jingu

Meiji Jingu wall of hopes

Meiji Jingu wall of hopes

Avec parfois une ironie mordante, comme celle de cet étudiant de collège qui espère pouvoir faire son entrée dans le lycée de ses rêves:

Meiji Jingu wall of hopes

Traduction approximative: "Je bosse vraiment à mort, alors faites que je puisse rentrer dans le lycée où je souhaite aller"... Sauf que même les Gaijins novices en japonais que nous sommes avons remarqué l'énorme faute que comprend ce message (outre son écriture dans tous les sens): il a inversé les kanjis de lycée (高校) pour en faire (校高). Les deux se prononçant こう (kô), on peut encore comprendre la méprise... mais il faudra rebosser ses kanjis avant le terrible examen d'entrée! Sticking out tongue

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