Vidéo

La tradition japonaise : les hashis

Deuxième partie des traditions japonaises, cette fois-ci sur les hashis (plus simplement appelées baguettes chez nous) et leur utilisation correcte... ou pas.


Comme à l'accoutumée, voici quelques explications d'ordre "culturel".

On peut tout faire avec les hashis

Percer, pincer, couper, mélanger, ... et tout ceci d'une seule main! En effet, les hashis sont très polyvalents. Il faut cependant dire que toute la cuisine japonaise est déjà pré-découpée lors de la préparation et que finalement, il n'y a plus grand-chose à travailler dans l'assiette. Car malgré tout le côté pratique que je reconnais aux hashis, je me vois mal découper un steak avec...

Au Japon, on se sert toujours des hashis pour manger

Vrai avec cependant quelques exceptions, comme le curry qui se mange à la cuillère. Mais autant vous dire qu'il vaut mieux vous entraîner avant de venir ici si vous voulez manger autre chose que des sandwiches! ;)

Les hashis de luxe en os d'animaux

... sont une blague, du moins j'ose le croire. Les auteurs jouent à nouveau sur le cliché de la relation "particulière" qu'auraient les Japonais avec les animaux, notamment entretenu par la polémique sur la chasse à la baleine.

Les waribashis fournis dans les restaurants

Voilà quelque chose que l'on ne peut pas rater en venant ici. Dans tous les restaurants plutôt bon marché ainsi que dans les combinis, ces baguettes jetables non moins bon marché sont mises à disposition des clients. Les restaurants plus luxueux proposant des alternatives réutilisables dans d'autres matières. Comme il est dit dans la suite de la vidéo, il faut les arracher l'un à l'autre, ce qui prouve au client que son couvert n'a pas été utilisé auparavant. Ce qui n'est pas précisé, c'est qu'il existe également plusieurs qualités de waribashis : celle-ci est notamment déterminée par la propension qu'a le bois à s'écharder et donc à risquer de blesser la bouche de l'utilisateur. Dans le cas où l'utilisateur juge son couvert potentiellement dangereux, il frottera les deux hashis l'un contre l'autre afin d'éliminer tout risque. Reproduire ce geste dans un restaurant proposant des waribashis de qualité risque d'être quelque peu mal pris par le propriétaire qui aura mis le prix pour satisfaire ses clients.

Les hashis sont au centre d'une polémique à propos de leur coût écologique : utilisables une seule fois et entièrement faits de bois taillé (souvent en provenance de Chine), ils ont un impact non-négligeable. Les 25 milliards de paires de baguettes utilisées annuellement dans l'archipel produisent ainsi quelques 90.000 tonnes de déchets. Que l'on tente de récupérer de manière plus ou moins loufoque...

La séparation des waribashis

En voilà une plaie! Ce n'est pas aussi difficile que sur la vidéo, mais pas non plus aussi simple qu'on pourrait le penser. Il m'est arrivé d'en briser maladroitement plusieurs fois, rien de tel pour montrer quel débutant on est. Il convient de faire également attention en mangeant, car on n'est pas à l'abri de les casser à ce moment-là en forçant un peu...

Traditionnellement, les hashis sont séparés comme montré sur la vidéo. Le faire coudes au corps démontre une bonne éducation.

Techniques avancées

Ne les faites surtout pas! Là encore, il s'agit d'un excellent travail d'auto-dérision. La première "technique" est nommée shigoto (travail) nin (personne), à mon avis pour désigner un homme d'affaire "winner" dont l'image est très forte dans la société japonaise.

Le "style international"

Une bonne manière de se moquer des occidentaux incapables de manier les hashis, mais il vaut mieux se payer la honte de demander une fourchette au personnel que de faire l'affront d'utiliser les hashis comme il est montré. Pour les Japonais, un occidental ne sait pas se servir des hashis et aura les plus grandes peines à apprendre. Il est encore plus irritant de se faire féliciter parce qu'on est capable de manger que parce qu'on bafouille trois mots en Japonais... Le plus amusant étant les employés de combini qui, après que vous leur ayez parlé pendant deux bonnes minutes dans un japonais soulignant que vous vivez ici et avez atteint un certain degré d'accoutumance, vous demandent encore "euh vous voulez des hashis ou bien une fourchette?"

À noter que les Japonais sont souvent bien gauches lorsqu'il s'agit de manger avec un couteau et une fourchette... Chacun son truc, hein. Sticking out tongue

Daimyo

Les Daimyos (littéralement "grand noms") étaient les seigneurs féodaux Japonais. Leur richesse était très considérable et trouve encore écho dans la société actuelle.

Voilà, c'était un épisode court mais révélateur de pas mal de côtés intéressants de la culture Japonaise. Je rappelle que vous pouvez vous procurer cet excellent DVD sur Amazon Japon. Le fichier de sous-titres est également téléchargeable ici : japanese_tradition_hashis.srt.

La tradition japonaise : les sushis

La culture japonaise est-elle impénétrable? Beaucoup de non-Japonais pensent que oui. Et par ailleurs, un certain nombre de Japonais pensent également que leur façon de faire est unique, et qu'à moins d'être né au Japon de parents Japonais, on ne peut pas comprendre ce pays.

Fort heureusement, tout le monde ne se prend pas autant au sérieux et les Japonais sont également capable de faire preuve d'une grande auto-dérision sur leur propre culture. Une série appelée Japanese Tradition, produite par un duo de comiques Japonais nommé rahmens, a ainsi connu un grand succès au Japon, puis sur Youtube grâce à un sous-titrage en anglais... et en français maintenant, puisque je suis en train de le réaliser.

Cette série est très curieuse. Alors que l'on pourrait la percevoir comme une présentation du Japon pour les étrangers, elle n'a été diffusée qu'au Japon et le DVD (uniquement disponible sur Amazon Japon) ne comporte absolument aucune traduction ni aucun sous-titre. Autrement dit, il est exclusivement destiné au marché Japonais. Pour autant, on y retrouve bon nombre des clichés et des méconnaissances qui courent sur le Japon dans le monde. Plus je la regarde, plus je m'aperçois combien cette série est intelligemment faite et possède plusieurs lectures. Et pour une fois que l'on peut voir de l'humour Japonais qui ne se limite pas à un talento à deux balles se faisant une fortune en répétant deux mimiques débiles tous les jours, profitons-en!

Voici pour commencer la vidéo qui a fait leur gloire sur internet, l'art de manger les sushis. Bien que cela ne soit pas en rapport direct avec mon aventure, d'autres suivront probablement sur ce blog. Ah, et c'est également un très bon exercice pour ceux qui apprennent le Japonais (je me suis bien marré pour la traduire...) Amusez-vous bien!

220V made in Japan

Rencontre bien fructueuse avec Thomas-sempai, un autre Lillois expatrié depuis beaucoup plus longtemps que moi. Outre les bons vieux souvenirs de la capitale des Flandres et les expériences partagées de la vie au Japon, v'là-t-y pas qu'il me sort de son sac le dernier CD qu'il venait d'acheter par pur hasard.

Cloclo made in Japan

À l'origine, une maison de disques qui a eu la charmante idée de demander à plusieurs groupes japonais de faire des reprises de notre idôle des temps passés. Rien qu'à la pochette on comprend tout le potentiel insondable de cette création, et à l'écoute on n'est en effet pas déçu. Mais il y a mieux : le groupe responsable de ce CD possède sa propre page sur Youtube, sur laquelle on peut non seulement écouter le contenu, mais également visionner les clips. Et là comment le dire, toutes mes attentes en matière de naïvetés et de clichés sur la France ont été explosées. On atteint le niveau suprême du kitsch, l'innocence faite art, avec le clip de Chanson populaire. Prenez bien le temps de mettre en pause histoire de lire le texte qui en vaut vraiment la peine. 

Ne ratez pas non plus les très honorables Lundi au soleil, Alexandrie Alexandra, Y'a le printemps qui chante, Comme d'habitude, ... enfin tout, quoi.

En tant que geek, j'ai cependant un authentique coup de cœur pour cette version bitpop de Cette année là, que l'on croirait tout droit sortie d'un Commodore 64 ou d'une NES. Et en plus, c'est kawaii!

Si vous désirez vous procurer cette pièce unique en son genre, sachez qu'elle est distribuée en France et notamment disponible sur Amazon. Dommage cependant, la pochette a été changée par rapport à l'édition japonaise.

Cloclo, si personne ne t'a mis au courant là où tu es, ne nous pète pas un plomb lorsque tu seras mis au jus de ce nouvel hommage rendu à ta lumière!


Mise à jour : j'ai fini par acheter ce CD, et il faut y voir plus que l'excentricité que ce post laisse entendre qu'il est. Il s'agit d'un véritable hommage à Claudre François rendu par des artistes japonais reconnus, et le livret comprend un texte explicatif sur la vie de chanteur. Le producteur, Kenzo Saeki, est en fait un authentique fan de l'œuvre du chanteur et a déjà rendu d'autres hommages à des artistes français, notamment Serge Gainsbourg. Si la musique de Cloclo n'est pas connue directement sur l'archipel, les Japonais connaissent en revanche très bien le My Way de Franck Sinatra qui est une reprise de Comme d'habitude, et c'est d'ailleurs l'argument de vente du CD en magasin. Les clips sont originaux (il ne faut pas oublier qu'on est au Japon), mais la musique réserve aussi quelques surprises agréables...

J'en profite pour relever un autre point que je trouve génial. Sur la vidéo de Cette année là (du groupe YMCK, dont je suis officiellement devenu fan), vous pouvez remarquer que les trois personnages pixellisés effectuent en fait la véritable chorégraphie de la chanson, et je trouve ça très très fort. Par ailleurs, les paroles ont été fidèlement traduites en japonais, et réussir à transcrire l'esprit de cette chanson dans une langue si différente, tout en retrouvant les rimes, est un véritable tour de force. Une autre preuve du sérieux de la démarche de ce CD.

Rentrée scolaire et recrutement des clubs

Je me dois de m'excuser, car j'ai pris pas mal de retard sur le blog. Une pile énorme de vidéos à monter et de textes à écrire, vous n'allez pas vous ennuyer dans les prochains jours. Aujourd'hui, je décharge un peu la liste avec la rentrée scolaire qui a eu lieu il y a deux semaines. Les Japonais aiment l'école, et encore plus l'université. Ce n'est pas que les cours soient plus intéressants qu'ailleurs, d'autant plus qu'ici l'apprentissage se base essentiellement sur des quantités phénoménales de choses à retenir. C'est surtout que l'école et l'université offrent une vie sociale des plus trépidantes.

Car en dehors des heures de cours, qui ne sont pas si conséquentes à ce qu'on m'a dit, il y a les clubs. Vous me direz qu'on a aussi des clubs universitaires en France, mais leur poids et l'implication des étudiants ne sont pas du tout les mêmes. Ici, chaque étudiant fait partie d'un ou plusieurs clubs, et l'investissement est quasi-quotidien.

Waseda clubs are hiring! Waseda clubs are hiring!

Il existe donc des dizaines de clubs différents à l'échelle d'une grande université comme Waseda. Les classiques sports, musique, mais également mécanique, aviation, cinéma, ... À la rentrée, on se rend compte de leur importance. Voici une petite vidéo non coupée et non éditée d'une ballade sur le campus Nishi-Waseda lors de la semaine de rentrée. Vous pouvez voir tous les stands des différents clubs qui essaient d'attirer les candidats. Avec quelques originalités si vous avez l'œil...

Bientôt, vous découvrirez aussi comment les clubs font sortir leurs membres de l'université une fois le diplôme obtenu, et je vous garantis que c'est pas triste... :)

Le vrai combat de Sumo

dans

Bon, je déroge encore une fois en publiant du contenu qui n'est pas le mien, mais c'est tellement drôle et bien fait... Vous vous demandiez d'où venaient les Dragon Ball, Ken le Survivant, et autres combattants surpuissants aux pouvoirs quasi-infinis? Tout simplement du père des arts martiaux Nippons et de ses combattants au status divin.

Syndiquer le contenu