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Le mur des espoirs

En cette période de Tanabata, nombreux sont ceux qui sont venus exprimer leurs voeux au Meiji Jingu... Et avec le début d'été, les plaquettes en bois prennent un air particulièrement cosmopolite.

Meiji Jingu wall of hopes

Meiji Jingu

Meiji Jingu wall of hopes

Meiji Jingu wall of hopes

Avec parfois une ironie mordante, comme celle de cet étudiant de collège qui espère pouvoir faire son entrée dans le lycée de ses rêves:

Meiji Jingu wall of hopes

Traduction approximative: "Je bosse vraiment à mort, alors faites que je puisse rentrer dans le lycée où je souhaite aller"... Sauf que même les Gaijins novices en japonais que nous sommes avons remarqué l'énorme faute que comprend ce message (outre son écriture dans tous les sens): il a inversé les kanjis de lycée (高校) pour en faire (校高). Les deux se prononçant こう (kô), on peut encore comprendre la méprise... mais il faudra rebosser ses kanjis avant le terrible examen d'entrée! Sticking out tongue

Comment rester au Japon sans visa de résident

Yokohama Foreign General Cemetery

Sincères excuses pour le titre stupide... La suite est sérieuse!

L'image d'illustration ne le montre pas vraiment, mais Yokohama est une ville pleine de vie. Et d'histoire, en particulier d'histoire avec l'occident. C'est en effet avec la fin du Bakufu et la réouverture du Japon que l'histoire de la ville commence vraiment. L'année 1858 et la signature du traité de commerce américano-nippon ont mis fin à 300 ans de fermeture quasi-totale du Japon sur l'extérieur, déclenchée par une volonté un peu trop affichée des occidentaux et de leurs missionnaires à vouloir transformer l'archipel en colonie. Pendant 300 ans, le Japon vivait replié sur lui-même.

La réouverture fût difficile et causa une guerre civile qui déchira le pays. Pis, celui-ci devait se rendre à l'évidence : le repli l'avait peut-être sauvé d'une éventuelle colonisation, mais il l'avait également condamné à rester sous un modèle de société féodale, alors que toutes les grandes nations mondiales étaient déjà industrialisées et disposaient d'armées puissantes et modernes. Il fallait vite rattraper ce retard.

Le Japon de l'ère Meiji multiplia alors les échanges culturels avec l'extérieur, et particulièrement avec les pays occidentaux dont il voulait acquérir le modèle industriel et militaire. Des étudiants Japonais furent envoyés dans le monde occidental, et de nombreux occidentaux furent invités au Japon - chose qui était impensable à peine quelques années auparavant, tout étranger pénétrant dans le pays étant alors puni de mort immédiate!

Yokohama, en tant de grand port et grande ville, reçut nombre de ses hôtes venus de très loin. Certains finirent par s'installer au Japon et, par la force des choses, y trépassèrent. Il fallait donc un lieu de sépulture pour ces morts qui étaient pour la plupart chrétiens.

Remise des diplômes à Waseda

De retour sur le terrain de la culture japonaise, grâce à une idée de Camille qui m'a poussé à aller voir d'un peu plus près la vie estudiantine.

Free as air

Le vidéocast de cette fois-ci a en effet pour sujet un évènement assez unique : le sotsugyoushiki (卒業式) ou cérémonie de remise des diplômes d'une université japonaise. Rien de vraiment unique à première vue? Recevoir son diplôme au Japon est synonyme de grande fête, où les filles revêtent le hakama et les garçons leur plus beau costume. Mais ce qui rend cette expérience unique, c'est de l'avoir vue faire à l'université Waseda.

'achement vite

Petit fou-rire en pleine rue en voyant passer cette moto de livraison. Certes ce n'est pas du français, mais je trouve que ça cartonne bien.

Rapeed - Rapid and Speed

Je n'ai moi-même pas très bien compris pourquoi ce slogan m'a tant fait rire, mais vu que j'ai couru sur 200m pour rattraper la moto au feu rouge, je vous la met quand même! Sticking out tongue

Nijinokai Super Chingdong

Je ne sais pas trop comment présenter la découverte qui va suivre.

Nijinokai performance in Omiya

Peut-être par une petite explication du titre. Le Chingdong est une performance musicale réalisée par des musiciens de rue, à des fins de promotions commerciales. Je n'en avais jamais entendu parler et les informations sur le web étant rares, j'ai dû demander à des Japonais pour comprendre. Lorsqu'un magasin ouvre, ou organise un évènement spécial, ces musiciens viennent et jouent afin d'attirer le client. Généralement, ils sont accoutrés de couleurs vives, à la façon d'un Matsuri.

Nijinokai (虹の会) signifie littéralement club de l'arc-en-ciel. C'est le nom choisi par ce groupe de Chingdong (qui d'après la photo ci-dessus n'a vraisemblablement pas vocation à attirer le client), dont la particularité est d'être composé à 100% de personnes souffrant d'un handicap (physique, mental), ou d'une pathologie permanente. La performance qu'ils font est absolument incroyable, aussi bien au niveau du son que du look, et l'attitude extrêmement provoquante vise à démarginaliser ces personnes qui sont d'autant plus exclues dans un pays aussi uniforme que le Japon.

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