Exclu du cercle du chocolat
Vous l'avez sans doute déjà compris, ici aussi on n'échappe pas à la Saint Valentin. Ce qui me donne un excellent prétexte pour vous faire miroiter sur les merveilles de ma vie amoureuse.
La Saint Valentin au Japon, c'est une toute autre
affaire que ce qu'on connaît en Europe. Ici, ce n'est pas
parce
qu'une fille vous offre quelque chose ce jour-là qu'elle en
pince pour vous. Ces demoiselles sont en effet sensées
offrir
des chocolats à toutes les personnes du sexe
opposé
qu'elles apprécient, quelles que soient la nature de leurs
relations. Le kareshi
bien
entendu, mais aussi les simples amis ou les collègues de
travail
(et ne surtout pas oublier le patron, qu'il soit
apprécié
ou pas!). Ce qui fait que même les
célibataires profitent de la fête. Et en plus, du
chocolat... Qu'est-ce qui pourrait être mieux, franchement.
Bon, j'ai
bien une idée, mais l'exprimer dépasserait les
limites de décence que je me suis imposé sur ce
blog. 
Ces messieurs retourneront la politesse un mois plus tard, lors du White Day. Ils doivent alors donner à chaque fille qui leur a offert des chocolats un cadeau valant 3 fois la valeur des chocolats reçus (ne me demandez pas...).
Ah, si vous avez remarqué que je parle à la troisième personne, c'est juste que je ne suis pas concerné. Mes témoignages de sympathie venant du sexe opposé s'élevant à rien, ou si vous préférez, nothing, nada, nichts, niente, nani mo nai. Voilà en gros comment résumer mes contacts avec la gente féminine après presque un an de présence. Eh oui, être "kakkowarui" ici, ça ne pardonne pas, même pour se faire des amis.
Je dois vraiment avoir une tête qui ne leur revient
pas, car je ne compte plus les fois où tel autre expat ne
blittant pourtant pas un mot de japonais me sort dès la
présentation avec un regard mélangeant suspicion
et mépris: "Elle
fait quoi ta copine? Quoi? T'as pas de copine ici? Mais moi j'ai
réglé ça en deux jours à
mon arrivée!".
Et il est vrai qu'à priori,
le Gaijin marche très bien ici... Pourvu qu'il remplisse certaines conditions
que je n'ai pas l'air de maîtriser (ou plutôt, que
j'ai peur de commencer à comprendre).
Il n'empêche, je vais quand même finir sur une note positive, car j'ai bien malgré moi raflé la cagnotte du chocolat aujourd'hui. Alors que tout semblait fini, je constate un avis de passage du facteur dans ma boîte aux lettres en rentrant ce soir. Je passe donc à la poste pour recevoir le paquet (ici les points de retrait de la poste sont ouverts 24h/24) et par le plus grand des hasards... Devinez quoi.
Chocolat Noir (et du bon!). 1Kg. Près de 6000 calories.
Un grand merci à la personne (qui connaît bien mes faiblesses!) qui m'a envoyé ça par surprise et qui se reconnaîtra. Et en plus, pas de comptes à rendre le mois prochain à une espèce de princesse potiche amatrice de sacs ringards et qui boîte péniblement sur ses talons.
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Commentaires
Hé hé hé !
Ah la saint valentin au Japon....quand on te dit que c'est les filles qui doivent t'offrir du chocolat, eh bien, tu te dis charmante tradition, ca change de d'hab et ca va faire du bien à la fois à mon porte monaie et à mon ptit bidon...Mais non! traitrise ultime...tu DOIS rendre la pareil, enfin pas tout à fait, tu dois rendre trois fois celle ci en fait...et lorsque tu as beaucoup de succès, ca devient vite problématique : tu as du chocolat à ne plus savoir qu'en faire, et tu calcules rapidement la somme astronomique que tu vas devoir débourser d'ici peu pour satisfaire ces demoiselles....eh là tu te dis : je me disais bien aussi, c'était trop beau pour être vrai !!!!
ps: Alex, je comprend pas pourquoi les japonaises te sautent pas dessus...c'est tout simplement UNBELIEVABLE
Un jour, peut-être que
Un jour, peut-être que j'exposerais ma théorie de la Japonaise... Quand je n'aurais plus peur d'être grillé à vie de ce pays et de me mettre à dos la moitié de mes lecteurs qui sont en couple avec une insulaire.
Fluide ...
Les seules explications possibles sont qu'elles ne voient pas tout ce qu'on connait de toi et qui font qu'on t'adore, soit tu as laissé ton Gnu-fluide ici ... désolée ...
Salut Alex. Tres sympa ton
Salut Alex. Tres sympa ton blog !Tu as l'air de bien connaitre le sujet quand meme pour vouloir en parler comme ca...Meme si il vaut mieux etre seul que mal accompagne, l'ideal est d'etre bien accompagne, non? Et pas que pour recevoir des chocolats... meme si, vu ton blog, ca a l'air d'etre ta petite faiblesse...
Pour revenir aux "Nippones", personnelement, je ne pense pas qu'il y est de regle, couleur, frontiere, ou autres qui fassent que les gens soient si differents, meme si le Japon a ses particularites... Depuis que je suis ici (3 ans), pas mal de mes prejuges on sautes...
Amusant
C'est marrant, parce que moi je suis arrivé ici sans préjugés, mais plus ça va et plus j'en ai.
Ça m'apprendra
Ouep, ça m'apprendra à faire des efforts pour essayer d'être correct en société... Finalement tu vois, être grossier, me moquer ouvertement du monde, et piétiner les convictions des gens, ya que ça qui me réussit! Demain, je recommence!
vie trop soft !
moi je pense que comme tu picoles pas (ca aide les relations ) j imagine que les boites ne te branche pas ( faut dire qu elles sont pas geniales ) ca doit pas etre facile !!! mais pense a toutes tes groupies qui t attendent en france ! courage !!!
Petit traité de séduction
Pour ce que je peux en juger, après avoir rencontré les amies de ma femme ou ma belle soeur, les Japonaises de la trentaine aiment les garçons amusants, qui ne se prennent pas au sérieux, tout en étant compétents dans leur domaine de prédilection (sport, travail...). Les Japonais sont dans l'ensemble tellement mal à l'aise face aux femmes qu'ils en deviennent machos, sexistes, réaction d'auto-défense. Résultat : un garçon qui sait cuisiner, que ça ne dérange pas d'aller faire les boutiques ou qui s'extasie devant un parterre de fleurs ou un paysage, ça les émeut. Voir une part de féminité chez un homme les change tellement de l'attitude des garçons et hommes japonais qu'elles n'y sont pas indifférentes. Etant Français, un étranger a en plus l'aura venant du charme du Parisien romantique ; cliché certes, mais qui a encore cours au Japon. Bonnes manières toujours, petites attentions souvent, discrétion quant aux opinions personnelles, et sérieux aux moments nécessaires... Qui plus est, j'avais l'habitude de me laisser pousser la barbe au moment des vacances ou de faire grève du rasoir pendant les weekends, et ma femme m'a à chaque fois demandé de me raser. Ne pas être rasé, au Japon, c'est malpropre. Jour de repos ou pas. De même, il m'était arrivé quand j'étais étudiant, de me faire couper les cheveux très courts, presque à ras. Ce type de coiffure, c'est rédhibitoire. Enfin, j'ai un piercing à l'oreille gauche, fait quand j'avais la vingtaine. Ce trou à l'oreille a été l'occasion de goûter, une nouvelle fois, à la subtilité de la diplomatie japonaise, basée sur le sous-entendu, le non-dit et l'art de la litote :
"- Ca ne te dérange pas si je porte ma boucle d'oreille ?
- Non, mais je te préfère sans."
Comment résister à ça ...?
Anpanman-sensei
Encore une fois, un commentaire plein de vécu et de sagesse de Anpanman-sensei!
Je ne peux qu'approuver ce que tu dis encore une fois, il y a pas mal de choses que tu évoques auxquelles je n'avais pas pensé mais qui me semblent naturelles maintenant que tu en parle. Ah, si les cheveux courts et la barbe sont mal vus, c'est très mal barré pour me maquer en effet, mais je ne suis pas là pour ça et ce n'est pas ça qui me pose souci en l'occurence. Je m'en veux surtout de mon manque d'intégration en dehors de quelques cercles restreints et particuliers. Mes motivations pour être ici sont multiples, et rencontrer les Japonais - sans idée quelconque derrière la tête - en fait partie, ne serait-ce que pour "comprendre" le Japon autant qu'il m'est possible de le faire. Ce genre de journée où l'on est sensé témoigner la sympathie me rappelle que j'en suis très loin.
Ce qui est d'autant plus désolant que les expats ayant une idée beaucoup plus concrète de l'"intégration" pullulent et qu'il ne semblent pas avoir ce genre de problème.
D'où mon hypothèse que c'est peut-être juste que les japonaises en général savent très bien ce qu'elles veulent... (aie, je viens de perdre la moitié de mon lectorat
)
S'intégrer au Japon ? C'est souvent un sushi...euh, un souci.
Pendant les vacances de Noël 2007, je me rappelle avoir été déjeuner dans un petit restaurant avec ma femme et ses copines de lycée. Elles-mêmes ont des enfants, mais il n'y avait que quelques-uns de leurs maris. Tu sais, même quand les gens savent que tu es capable de t'exprimer en Japonais, il y a une sacrée réticence de leur part à entamer la discussion. Pour preuve, le fait que les maris de ces jeunes femmes avaient demandé à leurs épouses, un peu avant, de quoi ils allaient bien pouvoir me parler. (Je le sais grâce à mon informateur personnel, Yuka chan, ma femme ...!) Il y a pourtant toujours des sujets-bateaux à aborder : la vie en France, le boulot de prof, l'expérience d'être un jeune papa, etc. Et quand je me suis rendu aux toilettes, des Japonais m'ont croisé dans les toilettes et sur le chemin jusqu'aux toilettes. Ils s'exprimaient de façon gênée, la tête un peu baissée, quand je leur tenais la porte, quand je m'excusais de devoir les faire se pousser dans l'allée menant aux toilettes. Donc, il y a un manque d'envie naturel à communiquer avec toute personne qui ne ressemble pas à un Japonais. C'est parce que mes beaux-parents m'accueillent que j'ai pu aller dans une maison japonaise traditionnelle en pleine campagne, avec les rizières à perte de vue, les montagnes à l'horizon ( et deux ou trois tanukis malins cachés par là, j'en suis sûr...). Ayant été faire des courses seul au Hyaku-en shop et au book-off, pas un regard ne s'est posé sur moi : pour ne pas mettre mal à l'aise l'étranger ou par réflexe d'insularité...? C'est dur à dire, tant les Japonais même entre eux ne se parlent pas spontanément, contrairement à ce qu'on peut voir en France dans les supermarchés (surtout au rayon fruits et légumes!). De mon point de vue, ce sont les pratiques sociales traditionnelles (échanges de cadeaux deux fois l'an, chocolats le 14 février, fête de obon (notre Toussaint) en août, le hanami en mars, la fête des enfants en mai, les cartes de voeux pour le nouvel an...) qui créent ce ciment dans la communauté nationale... un peu artificiel, qui sait ? Mais il ne viendrait à l'esprit de personne de ne pas suivre ces habitudes. Ce serait se rayer de la vie sociale.Une fois chez soi, l'ambiance est toute différente. Un Japonais ne te dira pas ce qu'il pense de toi, il se le garde. Il y a le visage à l'extérieur et le visage à la maison. Je ne suis pas étonné par la difficulté qu'il peut y avoir à s'intégrer quand on n'est pas introduit dans le pays, via une épouse native de là-bas. Je reviens sur cet aspect des choses : ne pas être fort en gueule. Ca me semble crucial, car tu as dû remarquer dans les conversations qu'aucun sujet polémique n'est abordé. C'est lisse, consensuel, et le tout ponctué par des hochements de menton et des "mmh, mmh..". Le fait qu'il n'y ait pas véritablement de pronom personnel automatique en Japonais devant les verbes ( nos "je, tu, il...") traduit bien, je trouve, cet état d'esprit qui consiste à ne pas se mettre en avant. Le nombre de fois où on peut entendre, en France, les gens commencer leurs phrases par : "Moi, personnellement, je trouve que...", c'est impressionnant. Ma femme dit que j'ai tendance à penser japonais, à me mettre à la place des autres avant de parler ou agir, pour envisager les répercussions possibles des paroles ou actions sur eux. Je le prends comme un compliment, en tout cas. C'est peut-être ce trait chez moi qui a fait qu'elle m'a trouvé quelque chose, quand on s'est connu en 1996, à San Francisco... Je suis passionné par le Japon depuis l'âge de dix ans environ, et je n'aurais pas cru possible d'être considéré un jour comme séduisant par une fille du Japon. Encore moins d'être initié aux traditions, à la vie quotidienne, à tous ces gestes, jusqu'à les considérer naturels: se gargariser une fois rentré à la maison pour lutter contre les microbes, se laver avant d'entrer dans la baignoire, manger avec des baguettes à chacun des trois repas de la journée, m'entendre dire moi-même "it-tai !" quand je me cogne ou "tadaima" quand je suis de retour... En un mot : faire exploser mon éducation et me laisser imprégner d'un autre mode de pensée, basé sur le sentiment d'interdépendance de tout ce qui existe. On est tellement loin de l'idée de l'Homme à l'occidental, celle d'un individu autonome et seul mettre de son destin. Non ?
Séjourner dans ce pays apprend l'humilité, non ?
made in france
j ai adoré ton com anpanman !
je trouve que les expats se japonise quand meme trop ( trop soucieux de s integrer )
n avaient vous pas peur de perdre un truc pressieux ?
le francais qui est en vous !!! les gaijins ne deviennent pas des japonais helas ! il y a des barrieres qu on ne peut pas franchir ! c est pas une fatalité on vera dans 10 ans si ca change ! (vous imaginé pas tous les amoureux du japon qui se tourne vers la corée a cause de ca )!
ps :etre gaijin c est a double tranchant ya des inconveniant mais y a des avantages on vous pardonnera des choses qui seraent intolerable a un japonais !
Intégré ou de force
Encore une fois, 流石アンパンマンだ!
Comme tu le dis, l'humilité (et je dirais même plus : savoir où est sa place) est primordiale ici, encore que j'en ai connu que leur séjour au Japon n'a pas vraiment rendu plus modestes, au contraire.
En revanche, je n'ai jamais vu un Japonais se comporter de manière arrogante ou exprimer une opinion sans avoir mis mille protections autour. Heureusement j'ai été bien informé à ce sujet avant mon départ, et comme je le dis souvent avec un air de faux égoïste pour motiver ma présence dans ce pays, "je n'ai rien à apporter, je suis juste là pour prendre". 
Mais j'ai justement le sentiment injuste que quand on est étranger, c'est cette attitude fort en gueule qui paie. Les jeunes surtout trouvent ça kakkoii d'avoir des opinions et de les exprimer. C'est un peu comme un produit de luxe qu'ils ne peuvent pas s'offrir, vu que pour eux c'est synonyme d'exclusion sociale. Mais pour un Gaijin, ce genre d'attitude est accepté, et donc, quand on commence à faire des jugements de valeur sur tout et à donner dans le "moi je", on passe pour quelqu'un de génial, culotté, "erai" quoi! Alors qu'en France on passera juste pour un trou du cul. Et pas mal d'étrangers (généralement, ceux qui ne savent pas dire pourquoi ils sont là) que j'ai rencontré ici et qui connaissent un succès social fou m'ont donné une impression très tenace de rentrer dans cette dernière catégorie dans leur pays d'origine.
Maintenant, prenons l'inverse : comme tu viens de le dire, si tu te comportes trop à la Japonaise, les gens vont trouver ça bizarre, voire suspect. Le Gaijin doit être un tant soit peu grande gueule et grossier, et ne pas parler japonais ou à la rigueur très très mal. Ou alors c'est qu'il fait semblant.
C'est vraiment un point que je déplore. Je me surprend à avoir un comportement aussi japonais que faire se peut pour quelqu'un dans ma situation, mais au final ça me semble naturel. C'est le fait d'être dans cet environnement qui me pousse à agir comme je vois les autres le faire. J'ai même pris les tics de conversation qui consistent à envoyer un ACK toutes les 5 secondes pour faire comprendre qu'on n'est pas en train de penser à ce qu'on va bouffer ce soir. Pour autant, ma personnalité n'a pas changé d'un iota, c'est juste que je n'exprime pas les choses de la même manière qu'en France. Et franchement, c'est une sacré prise de conscience que de voir combien notre comportement est conditionné par notre environnement. Bien entendu, je fais aussi mon lot de gaffes et d'erreurs, mais à aucun moment je ne donne dans le faux. C'est donc quelque peu frustrant de se voir opposer une fin de non-recevoir à chaque fois qu'on a une nouvelle connaissance potentielle parce qu'on ne colle pas à l'image stéréotypée que l'interlocuteur a du Gaijin.
J'ai quand même un endroit ici où je me sens parfaitement intégré, c'est le Dojo que je fréquente. Intégré au delà de toutes mes espérances d'ailleurs, puisque le Sensei me témoigne souvent sa confiance (par exemple, en me donnant les clés pour ouvrir le Dojo quand il doit s'absenter avant le début du cours), et me convie aussi régulièrement en dehors, comme lorsqu'il y a un évènement dans la ville (le Matsuri c'est lui, les Mochis c'est lui, etc.). Je lui dois au moins les 3/4 des expériences que je fais ici, et bien évidemment de ce côté là je trouve vraiment que j'ai été béni. Avec les autres élèves ça se passe très bien également. Mais il faut préciser que le Dojo est un lieu particulier, très hiérarchisé, et qui ne saurait pas tolérer les manquements à l'étiquette... que l'on soit étranger ou pas. Un endroit privilégié où bat encore le coeur du vrai Japon, en quelque sorte, alors que le reste aurait succombé à la dictature de l'image... Mais je ne renoncerais pas tant qu'il me restera un jour à passer ici, et je finirais par les rencontrer, les japonais. 否でも応でも。
Pour conclure, j'ai beaucoup aimé ton concept de "faire exploser ton éducation", car c'est exactement la même idée qui m'a poussé à venir ici (et ce pourquoi j'ai tant besoin de m'encanailler avec le japonais de la rue) : voir comment mon comportement est affecté par ce milieu si différent, prendre de la distance par rapport à mon éducation et mes repères, et finalement extraire le "moi" qui restera une fois le masque social tombé. Ca fait plaisir de rencontrer des gens qui partagent vos idées, dommage qu'ils se trouvent si loin!
Le Japon est un des rares
Le Japon est un des rares pays d'Asie qui m'attire vraiment ! Mais bon, cette année ça sera New-York, un mois, peut-être l'année prochaine ...mais il paraît que c'est hyper-cher, là-bas !
Indeed
Ahhh l'expatriation et son éternel problème d'intégration...
Je te rassure, il y a d'autres pays moins loins que le Japon ou se faire des vraies connaissances n'est pas "a piece of cake" non plus, pourtant nos cultures sont beaucoup plus proches.
Tu as pris la meilleure approche possible, celle de fréquenter les même milieux que les japonais - il n'y a que comme ca qu'on arrive a tisser des liens, alors courage, bonne chance et tes efforts finiront par payer
J'ai la chance d'avoir des amis japonais sur lesquels je sais que je pourrais toujours compter, et j'ai surtout la chance de les avoir rencontrés en Irlande - nul doute que ca aurait été bien plus difficile sur place au Japon. Ca vaudrait ptetre le coup que je vous mette en contact :)
En attendant, keep writing, ca me rappelle des souvenirs.
Fecking Goddamn!
Ah, l'Irlande, ça a l'air sympa aussi... Un pays où on peut jurer à tout bout de champ car tout le monde trouve ça normal, je ne pourrais que m'y plaire. Et contrairement à moi, tu y as rencontré des japonais!
Maa, ya p'tet des Irlandais sympas qui traînent à Tokyo, va savoir...
irish ! irish pas !
si tu croises des irlandais a tokyo leur dit pas que le american whisky est meilleur que le scotch , je suis interdit de sejour en irlande pour ca !!!
hehe ;)
Mais oui, quelle bonne idée ! Les irlandais ont un vrai sens de la fête, moi je dis qu'il y a du bon la dedans, tente le coup, who knows, tu rencontreras ptêtre des gens vraiment sympa (même si ce ne sont pas des japonais...)
Bons moeurs = Humilité ???
J'ai adoré ton blog Alex
, mais sinon y a pas mal de choses qui m'ont choquée dans les commentaires postés par toi et Anapanman. Je connais les français, et je pense connaitre les japonais aussi. J'ai toujours été accro à leurs animo et mon boyfreind est un tout mignon japonais. Dire que vivre là bas vous apprend l'humilité... je ne pourrai juger si c'est vrai ou faux puisque je n'ai pas vécu là bas, mais d'après ce que je sais, il me semble que ce n'est pas du tout vrai. Les japonais sont très respectueux et très bien éduqués ( je pense que c'est un peu pour cela qu'ils ne ressemblent pas aux français ), mais quand est ce que le respect et les bons moeurs ont été synonyme d'humilité ?? j'attend une expliquation, car il se peut que je n'ai pas bien compris...
Chère Myrto...
L'humilité, c'est le fait de faire preuve de modestie, de connaître et reconnaître ses limites. La modestie dans l'éducation japonaise revient à apprendre, très tôt, qu'il y a une hiérarchie, dans la famille mais aussi à l'extérieur (école, sport, entreprise...). C'est parce que chacun reste à la place qui lui est assignée que l'ensemble peut continuer à marcher sans couac. D'où les nombreuses formes qui existent pour un même mot, selon que la personne qui parle est supérieure à son interlocuteur, ou veut montrer un respect à son égard. Etre bien éduqué et respectueux au Japon, revient à ne pas prendre la parole importunément, à ne pas faire entendre sa propre voix pour défendre ses intérêts au détriment du groupe. Ce qui est bénéfique pour l'ensemble l'est aussi pour l'individu. Pour toi, le mot "humilité" aurait une connotation négative ? En quel sens ? Le contraire de l'humilité semble, lui, bien négatif : orgueil démesuré, égocentrisme... A quoi correspond une "bonne éducation", pour toi, si ce n'est parler correctement en respectant le statut de l'interlocuteur, ne pas avoir de gestes déplacés ou non conformes à la situation du moment...?
De mon point de vue
De mon point de vue, mais là encore je ne peux pas prétendre être un expert du Japon, oui, la société japonaise enseigne l'humilité. Anpanman a parfaitement expliqué son point de vue que je partage. J'insisterais juste encore un peu sur cette notion de "place" qui est parfaitement claire ici, alors qu'elle est beaucoup plus floue par chez nous. Un enseignant restera toujours un enseignant, un client restera toujours un client qu'il faut traiter avec le plus grand respect ; et si avec le temps ces relations peuvent évoluer de manière cordiale, elles ne seront jamais déformées comme cela peut arriver en France car chacun connaît sa place et s'y tient. Et cette habitude, ce réflexe, agit bien entendu sur la mentalité des individus.
Étant comme beaucoup de français une grande gueule qui aime bien donner son avis sur tout (surtout quand c'est pour dire du mal), je peux dire qu'ici j'apprend à écouter, à n'émettre d'opinion que lorsque c'est nécessaire (et pas pour le plaisir du "moi je"), à admettre quand je ne sais pas et surtout à ne pas chercher d'excuse quand je fais une connerie ("oui, mais c'est parce que..."). Même s'il a une bonne excuse pour avoir gaffé, un japonais ne va jamais l'avancer pour se dédouaner : au contraire, il prendra toute la responsabilité du dérapage, sans chercher à incriminer qui ou quoi que ce soit. C'est cette attitude qui reflète à mon sens le mieux l'humilité japonaise : reconnaître ses faiblesses et ses erreurs, dans un pays ou l'honneur n'est pourtant pas un concept abstrait, c'est aussi se donner la possibilité de se corriger et de ne pas refaire la même erreur. Pas comme le beauf qui trouvera 1000 excuses pour justifier un écart et qui sera alors tranquille dans sa tête : "pas besoin de corriger quoi que ce soit, de toute façon ce n'est pas ma faute".
Bien entendu, tout ceci ne s'applique pas à moi qui suis déjà l'humilité incarnée. Si tu ouvres ton dictionnaire à la page de "humilité", tu y trouveras d'ailleurs ma photo. À moins que ce ne soit à "humiliation", je sais plus trop...
confucianisme
ah la la ! si le confucius etait francais on aurait pas eu de probleme ! le francais et le japonais c est comme demander a un anarchiste de s engagé a l armée !
Merci pour vos expliquation
Merci pour vos expliquation sur l'Humilité
. Pour moi l'humilité est quelque chose de négatif, parce que je suis quelqu'un qui ne se tait pas quand je sais que j'ai raison. D'après ce que vous dites, ce sera impossible pour moi de m'intégrer dans leur société(dire que j'ai toujours rêvé d'habiter Tokyo)... Mais vous ne pensez pas que c'est possible de se révolter ? les jeunes là bas ne se révoltent jamais ??
L'humilité, ce n'est pas
L'humilité, ce n'est pas se taire quand on pense avoir raison, c'est juste connaître ses limites et exprimer ses opinions autrement que comme un braillard pédant. À part dans des circonstances vraiment extrèmes, aucun Japonais ne va émettre son avis de manière directe et autoritaire. Il fera plutôt passer le message de façon plus subtile. Soit en l'enrobant d'un "il me semble que...", soit de manière complètement détournée. Il ne s'agit pas là de taire ce qu'on pense, mais de laisser à son interlocuteur le possibilité d'apprécier lui-même la pertinence de ce qu'on émet, sans le forcer par des tournures de phrase agressives. De toute façon, qui peut dire qu'il "sait" qu'il a raison, sur quoi que ce soit?
Concernant la révolte des jeunes, je ne suis pas sûr de comprendre ce que tu entends, mais non, ici les jeunes ne balancent pas de poubelles sur les flics et ne bloquent pas les facs sans savoir pourquoi ils le font. Et c'est d'ailleurs peut-être bien parce que les Japonais sont plus réalistes et critiques sur la portée de leurs propres opinions qu'ils n'ont pas à souffrir des caprices de gamins à peine sortis de la puberté et qui pensent avoir toujours raison sur tout. Et d'ailleurs, pourquoi "les jeunes" devraient-ils se révolter de quoi que ce soit? Juste parce qu'ils sont jeunes?
Ceci étant dit, ne pronostique pas si vite sur tes chances d'intégration, de toute façon il est très difficile de réellement s'intégrer pour tout le monde, et comme je l'ai déjà souligné l'impertinence est parfois appréciée ici comme toute autre denrée rare. Ce qui n'empêche pas d'apprendre à être plus humble par ailleurs.
arghhhh
encore un excellent blog à lire ! je ne comprends pas comment un jeune homme aussi charmant peut laisser indifférent la gente féminine japonaise... voila un mystère à eclaircir.
Au plaisir de te lire régulièrement...
C'est pourtant facile
C'est pourtant facile... Un humour de merde, une aversion pour l'alcool, des fringues de clochard, et toi aussi tu peux passer un an au Japon sans toucher aux Japonaises!
arg, si je comprends bien la
arg, si je comprends bien la prochaine fois que je viens va falloir que jemette les bouchées doubles..
puchi puchi girl